Ressources numériques en sciences humaines et sociales OpenEdition Nos plateformes OpenEdition Books OpenEdition Journals Hypothèses Calenda Bibliothèques OpenEdition Freemium Suivez-nous

Article « L’Institut du parfum céleste dans La Pierre de Nüwa, une utopie ? Les chapitres 6 et 7 du Nüwa shi 女媧石 », Florine Leplâtre

Florine Leplâtre, doctorante de l’équipe ASIEs, vient de publier « L’Institut du parfum céleste dans La Pierre de Nüwa, une utopie ? Les chapitres 6 et 7 du Nüwa shi 女媧石 », dans la revue Impressions d’Extrême-Orient (IDEO), numéro7 (2017) : Mondes perdus, mondes rêvés.

http://journals.openedition.org/ideo/628

Dans les chapitres traduits ici du roman publié à Shanghai en 1904 et 1905 Nüwa shi 女媧石, la protagoniste Jin Yaose est vendue à l’Institut du parfum céleste, un endroit étonnant qu’elle croit d’abord être une maison close mais qui est le quartier général d’un parti révolutionnaire de femmes. L’Institut est présenté comme un lieu idéal, qui fait la synthèse entre la science moderne, la technologie, et les savoirs ancestraux (le taoïsme est convoqué pour expliquer les principes de la machine à nourrir). La dimension utopique est soulignée par le commentaire, qui évoque la Source aux fleurs de pêchers, jardin paradisiaque considéré comme la première utopie chinoise, et insiste sur le caractère extraordinaire de la description. La dimension politique est développée dans les principes moraux et le règlement du parti: ses membres doivent se consacrer corps et âmes à la mission révolutionnaire, qui consiste en des assassinats ciblés. Le parti a construit une morale confucéenne inversée, qui consiste à se débarrasser de tous les liens de sujétion sociale et familiale ; désir sexuel et plaisir des sens en général sont interdits.


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Asies (5 janvier 2018). Article « L’Institut du parfum céleste dans La Pierre de Nüwa, une utopie ? Les chapitres 6 et 7 du Nüwa shi 女媧石 », Florine Leplâtre. Carnet d'Asies. Consulté le 15 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/d1cv


Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.